Caroline Kerremans

Caroline Kerremans

Gérante de la maison d’hôtes « Living in Brûsel »
Impactée par le lockdown de Bruxelles et les attentats du 22 mars 2016, l'activité de Caroline Kerremans a bénéficié des mesures de crise mises en oeuvre par le Gouvernement bruxellois.

De quelle façon votre activité a-t-elle été impactée par les attentats du 22 mars dernier ?

À partir du lockdown de Bruxelles, une baisse considérable du taux d’occupation est soudainement survenue : presque toutes les réservations ont été annulées jusqu’à la fin de l’année, les séjours du réveillon inclus. Ce taux avait repris un peu d’ampleur début 2016, jusqu’aux attentats à Bruxelles. La chute a alors été encore plus importante avec une pluie d’annulations, venant à la fois du personnel professionnel que des touristes. Vers mai-juin 2016, les professionnels (EU, business, lobby, etc.) sont revenus petit à petit. Mais ce n’est pas encore le cas des touristes. Ces derniers nous auraient permis de remplir les weekends et les périodes des vacances... Depuis le début de l’année 2017, une partie des touristes qui restaient absents semble avoir retrouvé les traces de Bruxelles, mais nous n’arrivons pas encore aujourd’hui aux taux d’occupation enregistrés avant les attentats.

Quel rôle a joué la Région bruxelloise dans le soutien à votre activité ?

Nous avons obtenu un crédit d’investissement de 20.000€ à 3 ans, à utiliser exceptionnellement pour remplir la caisse. C’est-à-dire pour disposer de liquidités qui manquaient cruellement. Le dossier a été traité d’une façon bien organisée, professionnelle, rapide et efficace. Le paiement est survenu rapidement. Nous n’avons jamais été en manque de fonds. Cette aide a certainement été décisive pour la continuation, donc la survie de nos activités jusqu’à aujourd’hui.

Aujourd’hui, quelles leçons tirez-vous de cette « expérience » ? Est-ce qu’un cap a été passé ?

L'importance d'abord de disposer de suffisamment de réserves de caisse avant de commencer une acitvité. Nous l’avions sous-estimé. Les crédits bancaires ne nous étaient pas accessibles à tous. Les banques n’ont rien fait pour alléger les frais financiers, pourtant c’était parfaitement dans leurs possibilités. Nous n'étions pas suffisamment armés contre ce genre de situations. Nous avons donc dû réfléchir sur notre stratégie et le business model pour les adapter à la situation.

Actuellement, nous ne savons pas encore si « le » cap a été passé. Les touristes (étrangers) ne sont toujours pas au rendez-vous en nombre suffisant ! Nous restons toujours un peu trop loin des taux d’occupation d’avant les attentats, malgré des légères tendances à la hausse. 

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